8h 30 : réveil en fanfare par mon père, près à m’encourager au cross.
9h10 : départ pour Coulommiers, la tête dans le pâté et envie de dormir... Les championnat île de France de cross country ? Debout ! eh oui je suis qualifiée.
10h30 : 75 km de mon lit, arrivée à Coulommiers, soleil radieux mais terrain gelé. Nous avons suivi les instructions et nous nous sommes garés au parking indiqué par l’organisation. Un petit peu de marche pour accéder au départ et nous voilà sur les lieux de la compétition. Nous recherchons les inscriptions et nous rencontrons nos copains minimes, qui eux aussi ont su se qualifier avec brio, leurs parents les accompagnent. Ils ont déjà mis leur dossard et commencent à stresser, les papas et mamans aussi, malgré un large sourire de fierté que leur enfant fasse partie des meilleurs.
Pour ma part je me demande ce que je fais ici, l’estomac fait des nœuds, je panique de plus en plus, dans 15 minutes c’est ma catégorie qui part, je finis mon échauffement, je vérifie ma tenue.
11h30 Ca y est, le départ est donné, ça part très vite, une petite boucle ça va, j’ai pris une allure qui me convient. On attaque la grande boucle, le ton ai donné, les filles sont parties à toute allure, je m ‘accroche mais impossible de suivre, je continue à mon allure, mon but tenir et ne pas terminer dernière.
Sur les 100 mètres de la fin je fais mon sprint habituel et je double la fille qui m’avait auparavant doublée, pas loin de l’arrivée.
2 heures plus tard et 30 km plus loin (je déconne 22 minutes et 4.5 km plus loin) j’arrive, mon contrat est rempli, épuisée mais ravie.
C’est comme à chaque course je panique tellement que j’en suis malade, j’ai peur de ne pas être à la hauteur mais à la fin je peux me dire « j’y étais » . Laétitia